lundi 30 avril 2018

Mars avril, les judokas perrosiens en stage

Les vendredi 30 et samedi 31 mars et le dimanche 1er avril, six judokas ont participé au stage national de la FIAJ (Fédération Internationale Autonome de Junomichi) à Compains en Auvergne.

Compains 2018
Ce stage, dans des conditions hivernales, a permis de poursuivre l'étude du Judo Traditionnel à raison de six heures de cours samedi et de deux heures de cours vendredi soir et dimanche matin. Ce stage existe désormais depuis plus de vingt-cinq ans et a été créé à l'initiative de Monsieur Corréa, pionnier du judo et fondateur du Junomichi.

Les samedi 14 et dimanche 15 avril, à nouveau six judokas dont quelques courageux qui avaient déjà assisté au premier stage ont participé à un stage régional de la FIAJ à Oudon (à coté d'Ancenis). Ce stage a été animé par Cédric Bonvillain, membre de la Commission Technique de la FIAJ (groupe qui dirige la FIAJ).
Stage régional d'Oudon 2018.

La présence d'un certain nombre de judokas du Judo-Club de Perros-Guirec à ces deux stages comme à de nombreux autres stages, montre l'engagement des pratiquants dans l'étude du Judo Traditionnel et permet sans aucun doute d'élever le niveau de pratique de l'ensemble des judokas.
Les pratiquants de Perros à Oudon.

dimanche 1 avril 2018

Stage de Compains

Stage d'hiver, de printemps?
Pâques en tout cas n'était pas au balcon mais les judokas étaient au charbon.
Six pratiquants de Perros Guirec se sont rendus en Auvergne pour rapporter au club un judo renouvelé.


dimanche 14 janvier 2018

L'année de Judo est lancée à la FIAJ

Les 70 participants de la "Cérémonie"
« Regarder dans le miroir, traverser le miroir », c’est avec cette jolie image que Rudolf di Stefano a évoqué à la fois l’enracinement de notre pratique et ses perspectives d’avenir, lors de la « cérémonie des vœux » qui se déroulait à Sablé sur Sarthe.
« Regarder dans le miroir », c’était d’abord revenir sur les traces du fondateur (maître Kano) à travers divers exercices tirés du Kime-no-kata et du Nage-no-kata.
La deuxième série du Nage-no-kata montre symboliquement, selon Rudolf, le passage du ju-jitsu au judo, avec la manière dont tori se saisit de uke, le kumi kata. De l’évitement d’un coup sur O-goshi, à la saisie de la manche et du corps dans Harai goshi, à la double saisie de la manche et du revers communément pratiquée en randori et telle qu’elle apparaît dans Tsuri-komi-goshi, se dessine effectivement une évolution signifiante.
Michel Luguern et Loïc Le Hanneur ont fait travailler les pratiquants sur deux techniques emblématiques de maître Kano, Uki-goshi et Hane-goshi.
« Traverser le miroir », c’est se projeter avec confiance dans l’avenir, forts d’une tradition et persuadés que cette tradition donne matière à une recherche infinie, comme l’a montré maître Correa, le fondateur de notre fédération. Quatre nouveaux professeurs ont reçu leurs diplômes et les nouveaux titres de gakusei, deshi, hon deshi - et même de kyoshi -, remis au cours de la cérémonie prouvent la vitalité de notre fédération.

Pratique sincère et convivialité ont fait le succès de cette cérémonie, organisée par Rudolf di Stefano et Mathias Le Roux, et enrichi les judokas de Perros Guirec ainsi que les amis des autres écoles.
Les judokas de Perros à la cérémonie des voeux, autour de Michel Luguern.

dimanche 10 décembre 2017

Le Judo Club de Perros accueille les jeunes du Grand Ouest

Notre dojo a eu le bonheur et l'honneur d'accueillir ce week end les pratiquants  enfants et adolescents des clubs de "Junomichi Angers", "Dojo Oudonais" et de "L'Ecole de Junomichi de Saint-Méen Le Grand". Une rencontre régionale qui aura permis à tous d'entrer dans l'esprit du randori. "Faire Ippon" ont rappelé Michel Luguern et Mathias Le Roux, les professeurs, c'est effectivement projeter l'adversaire sur le dos mais avec une certaine vitesse et surtout une maîtrise du mouvement qui permet de contrôler la projection jusqu'au bout et au-delà. Le judo ne saurait se pratiquer sans le mouvement, et les attaques ne peuvent se produire à partir de positions statiques, Tori et Uke se doivent donc d'être engagés dans le mouvement.
Forts de ces principes et d'exercices conduisant vers ces conditions, mise en mouvement, contrôle et responsabilité, les cinquante pratiquants ont pu mesurer leur efficacité dans l'exercice,  ayant à l'esprit les maximes de M. Kano : "Minimum d'efforts pour un maximum d'efficacité", "Entraide et prospérité mutuelle."

ANGERS JUDO : http://angersjudo.fiaj.fr/

DOJO OUDONAIS : http://dojo-oudonnais.fiaj.fr/

ECOLE DE JUNOMICHI DE SAINT-MEEN-LE-GRAND : https://www.facebook.com/Ecole-de-Junomichi-Judo-Jujitsu-de-Saint-M%C3%A9en-le-Grand-194639350658663/


dimanche 26 novembre 2017

Stage national à Perros Guirec

Des pratiquants de toutes la France se sont retrouvés ce week-end à Perros Guirec pour partager leur passion du junomichi (judo originel) sur les tatamis de La Brosserie. L’enseignement était assuré par Huguette Knoll qui, de façon très épurée mais efficace, a su montrer comment les techniques de judo au sol peuvent servir la pratique du judo debout. les pratiquants se sont exercés sur De ashi barai et Tai otoshi, découvrant que les deux projections pouvaient s’armer de façon identique. Ils se sont enfin exercés à la deuxième série du  Kime no kata (kata de la décision). Ceux qui venaient de loin n’ont pas regretté leur déplacement et les pratiquants de Perros remercient Huguette dont l’enseignement conforte leur engagement dans une pratique tournée vers la recherche de l’efficacité dans la non opposition.

Il s'agissait sans doute du dernier stage national de la FIAJ ayant lieu dans le dojo de la Brosserie, et c'est avec la conscience du départ prochain que les judokas ont salué les maître fondateurs, M. Correa notamment dont la photo qui jouxte celle de M. Kano a été prise dans les murs de cette salle.




mercredi 22 novembre 2017

Notre professeur honoré par la mairie de Perros Guirec

Perros Guirec. L'engagement bénévole pilier des associations.

Michel Luguern foule ce tatami depuis 1994, pour 
inculquer le junomichi à ses élèves. | Anthony Rio
Samedi, la Ville a distingué Michel Luguern, dirigeant du judo-club, pour son implication associative, comme six autres bénévoles. Rencontre au dojo, sa deuxième maison.
« Cette salle est bien, elle a du charme. C’est une ancienne usine. » Le toit en tôle et les murs bruts rendent l’ambiance un peu austère lorsque le dojo est vide. Au centre de la salle de la Brosserie, un grand tatami délavé vert et rouge. Au fond, des cadres dont deux photos des mentors de Michel Luguern : Jigoro Kano, et son ancien professeur Igor Corréa Luna. Il crée le club en 1994, trois ans après son arrivée en provenance de Paris, dans le but poursuivre leur travail autour du « junomichi ».
Cet art martial de la famille du judo est « l’étude des principes d’efficacité à travers la non-opposition. » En somme, la recherche du geste juste et non la performance sportive. Et c’est ce qu’il inculque ici, aux 80 adhérents de l’association. « Un vrai travail de recherche », en parallèle de son activité de professeur d’EPS au collège des Sept-Îles, jusqu’à sa retraite il y a trois ans. Il est également membre du bureau de la Fédération internationale autonome de junomichi.
Une implication récompensée par la Ville lors de la première édition de « La Vie en roz awards », organisée samedi.
Un « engagement »
Michel Luguern, ceinture noire depuis 42 ans, est professeur de junomichi et secrétaire de l’association. Chaque semaine, il s’y implique bénévolement, « une dizaine d’heures au minimum. Mais je ne suis pas le seul à donner du temps. On a tout un groupe. » Et les retours ne sont pas financiers. « Il faut un détachement du rapport à l’argent. En retour de cet investissement, j’ai la poursuite de l’étude de la pensée de M. Kano, mais aussi des relations d’amitiés. Des gens qui ont commencé dès la création sont toujours là. »
Un « engagement » chronophage qu’il a longtemps concilié avec son travail de professeur d’EPS. « Il faut de la compréhension de son cercle privé, car ça crée des contraintes. Il faut aussi une organisation très précise. » Aujourd’hui retraité de 63 ans, Michel Luguern ne freine pas. « Dans une association, on fonctionne dans le présent ou dans un futur proche. C’est quand on se retourne qu’on voit que ça dure depuis 20 ans. »
La municipalité a mis en lumière son travail. Mais pas question d’en retirer quelconque gloire personnelle, « c’est tout un groupe qui fonctionne », assure-t-il, en saluant l’initiative de la mairie. « C’est bien de mettre en évidence que des gens s’investissent et sont capables de donner de leur temps pour qu’une histoire existe. »

Michel Luguern ne compte pas s’arrêter en si bon chemin. « Je ne conçois pas l’arrêt, on est en mouvement. Mais je ne maîtrise pas le destin. » Dès cette semaine il remet son kimono, avec autant de passion, le plus longtemps possible.

Ouest France, 20/11/2017.

mardi 24 octobre 2017

Le Judo Club de Perros dans Ouest-France

A Perros, la pratique du judo est aussi un art.

Perros Guriec - Atout sports. Les partiquants du dojo perrosien s'essayent à une forme différente du judo sportif, comme le junomichi qui est basé sur le principe de non opposition.

Dans les années 80, M. Correa, pionnier du judo en France prend comme élève un certain Michel Luguern. A l’époque, ce dernier est ceinture noire depuis 1975, alors qu’il pratique ce sport depuis peu.
Comme lors du forum, les judokas sont toujours partants pour
 réaliser des démonstrations et partager leur passion.
A coté de son professeur Michel Luguern découvre une forme de judo différente du judo sportif qu’il pratique jusqu’alors. Il s’agit du junomichi qui est basé sur le principe de non opposition. Ce principe est basé sur l’idée de mettre un minimum d’effort pour réaliser une action, afin d’être le plus efficace possible. Le junomichi implique aussi une prise de distance par rapport à l’aspect compétitif.
Séduit par ce concept, et alors professeur d'EPS au collège des Sept-Îles depuis 1991, Michel Luguern décide de créer une section de judo dans le cadre de l'amicale laïque. Puis le, judo-club de Perros est créé en 1994.
«  Au judo-club, on essaye de poursuivre cet aspect du principe de non-opposition que M. Correa a étudié toute sa vie », explique Michel.
Depuis  le début, le club fonctionne seulement avec des bénévoles. Son fondateur qui est également Brevet d'État, a choisi de pratiquer et d'enseigner en restant bénévole. « J'étais déjà professeur d'EPS, et j'ai jugé que je n'avais pas besoin de gagner ma vie en faisant du judo ».

L'ambiance conviviale qui règne au sein du club permet aujourd'hui de réunir environ 80 pratiquants de 6 à 73 ans, c'est une sorte de famille ou tout le monde se connaît », apprécie Michel Luguern, qui met un point d'honneur à préserver l'unité de tous et la qualité de relation qui existe entre eux.
Les cours ont lieu à la salle de La Brosserie qui était une ancienne usine, Pour le professeur, le lieu ressemble à un vrai dojo car il a une âme, tout comme les dojos japonais,
« On accueille les enfants à partir de 6 ans, et il n'y a pas d'âge limite pour pratiquer »,  détaille Michel. En effet, le junomichi qui n'est pas basé sur la notion d'effort physique, mais plutôt sur la notion d'esquive et de non-opposition, permet la longévité de la pratique. L'absence de contrainte physique permet de pratiquer durant très longtemps.

La longévité est une des caractéristiques du judo-club de Perros qui réunit des pratiquants licenciés depuis la création.  « Ça montre qu'ils sont attachés à l'étude du junomichi qui est réalisé au club », se réjouit Michel Luguern.

Ouest France, 18/06/2017.